Cet article peut contenir des liens affiliés. Si vous réservez un billet ou une chambre via ces liens, Deux Jours Ailleurs peut toucher une petite commission, sans frais supplémentaires pour vous. Comment ça marche.
Après Grenoble, la vallée se resserre, et l’on s’engage dans les gorges de la Bourne ou sur la route du col de la Croix-Perrin, selon le chemin choisi. Les murs de roche se rapprochent, la lumière se fait plus fraîche, puis le plateau s’ouvre sur des prairies et des forêts de sapins. Depuis Lyon, le Vercors se rejoint en environ 2 h en voiture, une durée très raisonnable pour un massif aussi différent de la ville.
Le trajet : Lyon, Grenoble, puis la montée
Nous avons pris l’autoroute de Lyon à Grenoble un samedi matin, avec un départ tôt pour éviter les files du vendredi soir. À Grenoble, le dernier tronçon se fait sur des routes de montagne : on grimpe vers Villard-de-Lans par la vallée du Furon ou par Lans-en-Vercors, avec des virages serrés et des vues sur la cuvette grenobloise. Les durées sont à vérifier selon la météo et la saison, car la neige hivernale ou les travaux peuvent rallonger le trajet.
Un train relie Lyon à Grenoble, mais il n’existe pas de liaison simple vers les plateaux. La voiture ou le covoiturage sont donc les solutions naturelles. En hiver, des pneus adaptés ou des chaînes sont indispensables, et la route peut être fermée par intermittence : mieux vaut consulter l’état des routes avant le départ.
Samedi : les gorges et la forêt de Lente
La première étape est la traversée des gorges de la Bourne, par une route taillée dans la falaise. On roule lentement, on s’arrête à un belvédère, on regarde la rivière tout en bas. Les tunnels creusés dans la roche donnent un sentiment d’aventure presque ancien.
Ensuite, direction le plateau de Vassieux-en-Vercors, un haut lieu de la mémoire de la Résistance. Un mémorial s’y trouve, avec un musée qui raconte l’histoire du maquis, un moment grave au milieu du week-end qui donne de l’épaisseur au paysage. Le calme du plateau est presque trop grand : on y entend le vent dans l’herbe et les cloches de vaches.
L’après-midi, la forêt de Lente invite à une marche douce, sur des sentiers larges où la lumière filtre à travers les sapins. Certaines portions se parcourent à vélo, ce qui change le rythme. Le soir, la fraîcheur monte vite, même en été.
Il y a, dans le Vercors, une façon d’avancer qui tient à la forme même du massif : un plateau entouré de falaises, que l’on rejoint par des brèches. Chaque route d’accès a sa personnalité, et choisir de monter par l’une et de redescendre par l’autre fait partie du plaisir. Cela suppose de regarder la carte avant de partir, de repérer les tronçons fermés l’hiver, et d’accepter que le trajet soit moins direct que sur l’autoroute.
La fin de journée sur le plateau a quelque chose de suspendu. Les troupeaux rentrent, les ombres des falaises recouvrent les prairies, et la route devient presque déserte. C’est le moment de s’arrêter une dernière fois, de couper le moteur, et d’écouter le silence avant de rejoindre l’hébergement.
Où dormir
Villard-de-Lans est le bourg le mieux équipé, avec des hôtels, des gîtes et des restaurants. Pour un séjour plus tranquille, un gîte sur le plateau ou à proximité de Corrençon-en-Vercors offre le silence et une vue sur les crêtes. Nous avons choisi un chalet d’hôtes dans un hameau, avec un feu de bois le soir et un petit déjeuner de produits locaux. En hiver, les stations de ski remplissent les capacités d’accueil : il faut réserver bien en avance.
Dimanche : le rythme lent du plateau
Le dimanche, nous avons gagné les Grands Goulets par la route qui longe le défilé, avec ses falaises verticales et ses tunnels creusés à la main. Le passage est spectaculaire, mais il reste à conduire lentement, car la chaussée est étroite et les virages se prennent sans visibilité. Ensuite, une promenade sur le plateau de Vassieux ou autour de Saint-Agnan-en-Vercors permet de s’étirer les jambes avant le déjeuner.
Le Vercors est aussi un pays de fromages : le bleu du Vercors-Sassenage, les tommes, les yaourts de ferme. Plusieurs producteurs vendent directement, souvent le week-end, mais les horaires sont à vérifier avant de se déplacer. Nous en avons rapporté un petit assortiment, pour prolonger le week-end à la maison.
Le retour : redescendre avant la file
Redescendre vers Grenoble en fin de journée, c’est souvent croiser les files de retour des skieurs ou des promeneurs. Nous avons donc quitté le plateau en début d’après-midi, avec un arrêt à un belvédère pour une dernière vue sur la vallée. Sur l’autoroute de Grenoble à Lyon, la circulation reste généralement fluide avant 17 h. L’arrivée à Lyon, en début de soirée, laisse du temps pour ranger les affaires et regarder les photographies.
À savoir avant de partir
- Trajet d’environ 2 h depuis Lyon, davantage en cas de neige ou de retours de week-end.
- En hiver, vérifier l’état des routes et l’équipement obligatoire en montagne.
- Les gorges et les Grands Goulets sont étroits : conduire doucement et éviter les dépassements.
- Faire le plein avant de monter : les stations sont rares sur le plateau.
- Prévoir des couches chaudes, même en été, car les soirées sont fraîches.
- Horaires et durées à vérifier avant le départ, notamment pour les musées et les producteurs.
Le Vercors n’a rien d’une destination qui se consomme. C’est un week-end qui se mérite par la route, puis qui se savoure par le silence.



