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À la gare Saint-Charles, l’escalier monumental domine la ville, et la lumière du matin y est déjà vive. Nous cherchons le quai du TER, avec sur le dos de petits sacs et dans les poches des bouteilles d’eau, car ce week-end se jouera en grande partie à pied. Le train longe la côte en laissant voir des calcaires blancs, des pinèdes et par moments la mer. Environ 30 minutes plus tard, nous descendons à Cassis, dont la gare se trouve en retrait du port.
Comment y aller
Depuis Marseille, le trajet en TER prend environ 30 minutes. La gare de Cassis est à distance du centre : on la rejoint à pied, en descendant vers le port, mais c’est un peu long avec des bagages. Une navette ou un taxi sont possibles selon la saison. Avec un sac léger, la marche est un bon début, avec les maisons colorées qui apparaissent peu à peu. Aucun besoin de voiture, ce qui est précieux dans un village où le stationnement est une affaire compliquée en été.
Les horaires et les durées sont à vérifier avant le départ, surtout pour les trajets de fin de journée.
Samedi : le port et la mer
Le port de Cassis est petit, charmant, bordé de terrasses et de façades ocre. On y flâne sans programme, en regardant les bateaux de pêche et les barques de promenade. Une fois installés, nous avons déjeuné face à l’eau, avec du poisson grillé ou de simples légumes de saison, et la mer en arrière-plan.
L’après-midi, la balade monte vers la plage de la Grande Mer, une longue plage de galets bordée de tamaris, où l’on peut se baigner si la saison s’y prête. Plus haut, les sentiers du cap Canaille donnent à voir de grandes falaises rouges qui tombent dans la mer, parmi les plus hautes de France. La route des Crêtes, qui les longe, est surtout pratiquée en voiture ou à vélo, mais on peut aussi marcher une portion pour apprécier les vues.
Le soir, on revient au port pour boire un verre. Le village se vide doucement de ses visiteurs d’un jour, et l’atmosphère devient plus intime, avec les lumières qui se reflètent dans l’eau.
Où dormir
Pour une nuit, le mieux est de dormir au village, dans l’un des petits hôtels du centre ou dans une chambre d’hôtes dans les rues proches du port. Vous y retrouverez le charme provençal : volets, cours ombragées, murs chaulés. En saison, les chambres sont très demandées, d’où l’intérêt de réserver longtemps à l’avance. Une alternative consiste à loger dans un hébergement plus excentré, à condition de prévoir une marche supplémentaire, ce qui est intéressant si le calme compte plus que la proximité du port.
Dimanche : la calanque à pied
Le dimanche matin, partez tôt. Les calanques de Cassis, creusées dans le calcaire, sont accessibles à pied depuis le village par des sentiers, dont certains sont assez exigeants. La plus connue, Port-Miou, est la plus proche, à une quarantaine de minutes de marche environ. Ses eaux claires et son étroite entaille entre les falaises la rendent très photogénique. Un peu plus loin, Port-Pin puis En-Vau demandent plus de temps et d’efforts, avec des passages rocailleux.
Un point important : l’accès aux calanques est parfois réglementé, voire interdit, en période de risque d’incendie, et certaines zones demandent une réservation en haute saison. Il faut donc consulter les informations officielles avant de partir. Nous avons toujours emporté de l’eau en grande quantité, un chapeau et de bonnes chaussures, car le soleil, sur les rochers, ne pardonne pas.
Après la marche, la baignade dans une eau fraîche est une récompense. On revient au village avec la peau salée et une fatigue plaisante, avant de manger sur le port.
Le retour
La gare de Cassis, dernier effort de la journée, se rejoint à pied, et le train du retour est un moment de repos. La mer disparaît peu à peu et Marseille s’annonce avec ses immeubles et ses collines. En moins d’une heure, on a changé de monde et, deux jours durant, vécu au rythme de la lumière.
Quand partir
Cassis se visite en toute saison, mais pas de la même manière. Au printemps et à l’automne, la température permet de marcher longuement sans souffrir de la chaleur, et le village garde un rythme paisible. L’été offre la baignade, mais aussi la foule et un soleil qui impose de partir tôt. En hiver, les sentiers sont silencieux et les terrasses plus rares, ce qui ne déplaît pas à qui aime les paysages vides. Dans tous les cas, nous recommandons de consulter la météo avant de partir, car le vent peut changer le programme.
Un petit conseil de rythme : réserver le samedi pour le port et la plage, et garder la marche pour le dimanche matin, quand la lumière est belle et la chaleur encore douce.
À savoir avant de partir
- Consulter les conditions d’accès aux calanques avant de partir, notamment en été.
- Emporter de l’eau en quantité suffisante et une protection solaire.
- Porter de vraies chaussures de marche : les sentiers sont caillouteux.
- Réserver l’hébergement très tôt en haute saison.
- Prévoir un coupe-vent, car le mistral peut se lever vite.
- Horaires et durées à vérifier avant le départ.
Cassis est une évidence bien connue, mais elle garde son pouvoir quand on y vient en train et que l’on y marche. Ce qui compte, au fond, c’est le contraste : en un peu plus d’une demi-heure, la ville s’efface et la mer commence.



