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Juste de l'autre côté

Metz Luxembourg : un week-end sur les falaises

Par Thomas Painter 14 octobre 2025 5 min de lecture Trajet : environ 50 min depuis Metz
Metz Luxembourg : un week-end sur les falaises

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À Metz, le quai du TER pour Luxembourg est l’un de ces quais où l’on reconnaît les habitués : les frontaliers, thermos en main, regard sur le téléphone. Le week-end, le public change, plus de sacs à dos, plus de familles, plus de gens qui n’ont pas de montre. Le trajet dure environ 50 minutes à 1 heure, le long de la Moselle, à travers Thionville et les anciens sites sidérurgiques de la vallée. Puis la frontière passe, et la gare du Luxembourg apparaît, nette, silencieuse, avec ses trains bien alignés.

Comment y aller depuis Metz

La liaison directe entre Metz-Ville et Luxembourg-Ville est l’une des plus fréquentées de la région, avec un trajet d’environ 50 minutes à 1 heure en TER. Les trains partent régulièrement, y compris le week-end, ce qui rend le déplacement facile même à la dernière minute. La gare de Luxembourg est située dans le quartier de la Gare, à environ vingt minutes à pied du centre historique, ou à quelques minutes de tram ou de bus. Les transports publics urbains au Luxembourg sont gratuits, une règle qu’il vaut toutefois vérifier avant le départ. Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Samedi : la ville haute, le Grund et les casemates

Luxembourg est une ville construite en deux étages : la ville haute, administrative et commerçante, et la ville basse, le Grund, enfoncée dans la vallée de l’Alzette. Nous commençons par la ville haute, en traversant le pont Adolphe, grand arc de pierre qui enjambe la vallée. Depuis la place de la Constitution, on aperçoit tout l’étagement des quartiers, falaises, murailles et jardins.

La promenade de la Corniche, qu’on dit être le plus beau balcon d’Europe, domine le Grund et suit les anciens remparts. Il faut y aller lentement, regarder les toits rouges, les jardins en contrebas, l’abbaye de Neumünster. Un escalier ou un ascenseur permet de descendre jusqu’au Grund, quartier plus calme, avec ses bars, ses petites places et ses berges.

Les casemates du Bock, réseau de galeries creusées dans le rocher au fil des siècles, se visitent pour mesurer l’épaisseur de l’histoire militaire de la ville. On y marche dans la fraîcheur de la pierre, on regarde par des meurtrières ouvertes sur la vallée. C’est une visite qui demande quelques marches et un peu de temps, mais elle donne le meilleur aperçu de la ville.

La fin d’après-midi peut se passer dans le quartier de Pfaffenthal, relié à la ville haute par un ascenseur panoramique. De là, on contemple les fortifications éclairées, avant de rentrer dîner. La cuisine luxembourgeoise tire vers l’Allemagne, avec des plats simples, de la charcuterie, des pommes de terre, et des vins de Moselle plutôt frais.

Où dormir à Luxembourg

Luxembourg est une ville chère, et le logement y suit la règle. Le quartier de la Gare, près des trains, concentre des chambres de toutes gammes et reste pratique pour un départ tôt. La ville haute offre plus de charme, avec des rues piétonnes et des hôtels de caractère, mais moins de choix à petit budget. On peut aussi dormir au Kirchberg, quartier moderne des institutions européennes, plus calme le soir mais moins vivant. Pour limiter les frais, la solution reste de dormir à Thionville ou à Metz et de faire l’aller-retour en train sur la journée.

Dimanche : musées et quartier européen

Le dimanche, certains commerces ferment, mais les musées et les parcs restent accessibles. Le Mudam, musée d’art moderne installé dans un bâtiment lumineux conçu par un grand architecte, mérite une visite, même courte. Juste à côté, les vestiges du fort Thüngen racontent l’histoire militaire du lieu. Le parc qui l’entoure sert de promenade dominicale pour les habitants.

Le Kirchberg, avec la Philharmonie et ses colonnes blanches, montre la face contemporaine de la ville, entre verre et acier. Il contraste vivement avec les ruelles du centre. Pour notre part, nous consacrons l’après-midi à marcher dans le parc de la Pétrusse, vallée verdoyante qui descend jusqu’au Grund, en croisant des joggeurs, des cyclistes et des familles. L’ambiance, un peu feutrée, ressemble à celle d’une grande capitale en miniature.

Le retour

Pour rentrer, on retrouve le train à la gare de Luxembourg, pour un trajet de retour d’environ 50 minutes à 1 heure. Le dimanche soir, les trains sont fréquentés mais rarement bondés, et l’on dispose de places assises sans trop d’effort. À Metz, la gare monumentale accueille le retour avec ses pierres jaunes, et le contraste entre les deux villes, l’une cosmopolite, l’autre plus française, forme une dernière image du week-end.

À savoir avant de partir

  • Compter environ 50 minutes à 1 heure de TER entre Metz et Luxembourg.
  • Emporter une pièce d’identité, même si les contrôles sont rares.
  • Vérifier la gratuité des transports urbains avant le départ.
  • Prévoir un budget plus élevé que dans le reste de la Lorraine, notamment pour les repas.
  • Choisir des chaussures confortables : la ville est faite de pentes et d’escaliers.
  • Penser à dormir à Metz ou Thionville pour réduire le coût du week-end.
  • Consulter les jours de fermeture des musées, qui varient.
  • Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Luxembourg n’est pas une destination qui s’affiche sur les brochures, et c’est justement ce qui la rend agréable. On y vient avec peu d’attentes, et l’on repart avec des paysages de falaises et de ponts qu’on n’avait pas anticipés. Le tout, à moins d’une heure d’un quai messin.

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