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Juste de l'autre côté

Lyon Genève : deux jours au bord du lac

Par Thomas Painter 4 juin 2026 5 min de lecture Trajet : environ 2 h depuis Lyon
Lyon Genève : deux jours au bord du lac

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Le train pour Genève quitte Lyon-Part-Dieu en fin de matinée, et l’on s’installe sans hâte contre la fenêtre. Après les faubourgs, la voie suit l’Ain, traverse des gorges, longe des vallées étroites où la brume s’accroche encore, puis le Jura apparaît, de plus en plus proche. Le trajet dure environ 2 heures, et c’est un de ceux où l’on regarde plus qu’on ne lit. À l’approche de Genève, le lac se devine d’abord, comme une grande lueur, avant de se montrer pleinement.

Comment y aller depuis Lyon

Le train direct reliant Lyon-Part-Dieu à Genève-Cornavin met environ 2 heures, parfois un peu plus selon les arrêts et les travaux sur la ligne. C’est le moyen le plus agréable, sans voiture ni parking à chercher. La gare de Cornavin se situe à une vingtaine de minutes à pied du lac, ou à quelques arrêts de tram, ce qui simplifie beaucoup les choses. Il existe aussi des cars et le covoiturage, mais la souplesse du train est difficile à battre. Horaires et durées à vérifier avant le départ, notamment les week-ends où des travaux peuvent modifier la desserte.

Samedi : le lac et la vieille ville

Notre rituel genevois commence par le bord du lac. Depuis Cornavin, une vingtaine de minutes de marche mène à la rade, avec ses cygnes, ses mouettes et le fameux jet d’eau qui s’élève depuis la jetée. On le voit de loin, puis de plus près, et l’on mesure son pouvoir d’attraction : tout le monde s’arrête, regarde, photographie, repart. Pour un instant moins fréquenté, on peut marcher vers les Bains des Pâquis, établissement populaire où l’on s’assoit sur des planches de bois, face au lac, avec une boisson chaude ou froide selon la saison.

L’après-midi, on traverse le pont du Mont-Blanc et l’on monte vers la vieille ville. Les ruelles pavées mènent à la cathédrale Saint-Pierre, d’où une tour offre une vue complète sur la ville, le lac et, par beau temps, la chaîne du Mont-Blanc. Tout près, le mur des Réformateurs rappelle le rôle religieux de Genève dans l’histoire européenne. On y passe quelques minutes, puis on se perd dans les petites rues voisines, où des librairies, des ateliers d’artisans et des cafés tiennent encore.

Le soir, les quais s’allument, et les terrasses se remplissent. Genève n’est pas bruyante, mais elle a une élégance tranquille qui invite à prolonger le dîner.

Où dormir à Genève

Genève est connue pour ses prix élevés, et le logement en est souvent la première illustration. Une option judicieuse consiste à chercher du côté des Pâquis, quartier vivant, cosmopolite, à deux pas de la gare et du lac. Les environs de Plainpalais, plus étudiants, offrent aussi des solutions variées. Pour réduire les frais, on peut dormir côté français, par exemple à Annemasse, reliée au centre par un train régional, au prix d’un trajet de plus. Quel que soit le choix, il vaut mieux réserver tôt, car les salons et événements internationaux remplissent vite les chambres.

Dimanche : Carouge et le Salève

Le dimanche, de nombreux commerces sont fermés, mais la ville ne s’endort pas pour autant. Un tram nous emmène à Carouge, ancienne cité sarde aux rues en damier, aux cours intérieures fleuries et aux petits ateliers. L’ambiance y est presque méditerranéenne, avec ses places ombragées et ses terrasses. C’est l’endroit où l’on prend le café du dimanche, en regardant les habitants faire leur marché ou lire le journal.

Pour ceux qui aiment les hauteurs, le Salève, montagne située juste côté français, au-dessus de Genève, se rejoint en une petite heure depuis le centre, par les transports publics puis un téléphérique. De là-haut, la vue sur la ville et le lac est large, et la différence d’ambiance avec le fond de la vallée est frappante. Ce détour demande toutefois un peu d’organisation et une météo claire. Par temps couvert, il vaut mieux rester en ville, entre un musée et une promenade au bord de l’eau.

Les musées genevois sont nombreux, du Musée d’art et d’histoire au Mamco, consacré à l’art contemporain. Le Palais des Nations, siège européen de l’ONU, peut se visiter dans certaines conditions, qu’il faut vérifier à l’avance et qui exigent souvent une pièce d’identité.

Le retour

Pour rentrer, on prend un train en fin d’après-midi, pour arriver à Lyon avant la nuit. Le trajet retour dure lui aussi environ 2 heures, et l’on revoit les mêmes paysages à l’envers, avec la lumière rasante sur le Jura. Lyon-Part-Dieu surgit, bruyante, après le calme genevois, et le contraste est presque plaisant. Il permet de mesurer ce que deux heures de train suffisent à changer : la langue, la monnaie, le rythme des rues.

À savoir avant de partir

  • Compter environ 2 heures de trajet en train direct entre Lyon-Part-Dieu et Genève-Cornavin.
  • Emporter une pièce d’identité en cours de validité.
  • Se renseigner sur la monnaie : la Suisse utilise le franc suisse, et les paiements par carte sont très répandus.
  • Prévoir un budget plus élevé que pour un week-end français, notamment pour les repas et le logement.
  • Demander à l’hôtel s’il remet un titre de transport pour les trajets en ville.
  • Choisir de dormir à Annemasse si les tarifs genevois dépassent le budget.
  • Vérifier la météo avant de monter au Salève.
  • Horaires et durées à vérifier avant le départ.

Genève demande un peu de patience et de prudence budgétaire, mais elle récompense ceux qui acceptent son rythme : un lac, des ruelles, des hauteurs, et le sentiment de s’être éloigné de bien plus que deux heures de chez soi.

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