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Le train part de Paris un vendredi soir, et ce n’est qu’au-delà de Mâcon que l’on commence à sentir la montagne. Elle ne se montre pas encore, mais on la devine à la manière dont les collines se rapprochent, à l’air qui change dans la cabine quand la porte s’ouvre. À Annecy, le quai est frais, un peu humide, et l’odeur de pierre mouillée annonce le lac.
Comment y aller
Un TGV direct relie Paris à Annecy en environ 3 h 45, voire un peu plus selon les périodes. Les départs les plus pratiques sont le vendredi en fin d’après-midi et, pour un retour sans stress, le dimanche vers 17 h. La gare d’Annecy est à quelques minutes à pied de la vieille ville et du lac, ce qui rend le week-end très simple : on pose les sacs, on sort, on est au bord de l’eau.
Pas besoin de voiture. Le tour du lac se fait à vélo, les bus relient les villages de la rive, et un bateau-bus saisonnier sillonne le plan d’eau. Les loueurs de vélos du centre se trouvent à proximité de la gare.
Samedi : la vieille ville et le tour du lac
On commence par la vieille ville, traversée par le canal du Thiou. Les maisons colorées s’alignent le long de l’eau, avec leurs volets, leurs arcades, leurs fleurs. Le Palais de l’Île, ancienne prison en forme de proue de navire, occupe un petit îlot au milieu du canal, et c’est l’image que l’on garde d’Annecy. Un marché animé occupe les rues piétonnes certains jours, avec fromages de Savoie, charcuteries, miels.
Après le déjeuner, on loue un vélo pour faire une partie du tour du lac. La piste cyclable, bien aménagée, suit la rive ouest jusqu’à Sevrier, puis Saint-Jorioz, puis Duingt et son château. La route est plate, la vue sur les montagnes accompagne chaque détour. Le tour complet fait plusieurs heures et ne se prend pas à la légère ; une portion suffit amplement pour un après-midi, avec une baignade dans une plage publique si l’eau le permet.
Le soir, on revient en ville par les quais. Sur le Pont des Amours, au crépuscule, les promeneurs s’arrêtent pour regarder les cygnes et les montagnes rosir. Un dîner de fondue ou de tartiflette est de saison dès que le temps se rafraîchit. En été, une salade de féra du lac ou un plat de poisson d’eau douce convient mieux.
Dimanche : Talloires ou le Semnoz
Le dimanche, deux manières de sortir de la ville. Côté lac, un bus ou un bateau mène à Talloires, village de la rive est, avec son petit port, son abbaye et ses jardins. C’est plus calme et plus verdoyant qu’Annecy, avec une plage où l’on s’attarde le temps d’un déjeuner. On peut aussi marcher jusqu’à la cascade d’Angon, à quelques pas.
Côté montagne, le massif du Semnoz domine la ville, et un bus saisonnier ou une courte route conduit à ses crêtes, d’où la vue s’étend sur le lac et, par temps clair, jusqu’au mont Blanc. Des sentiers permettent de marcher plus ou moins longtemps, selon la forme du moment. Les conditions de montée et de météo sont à vérifier avant de se lancer.
Un samedi soir sur l’eau
Quand le temps le permet, une promenade en bateau au crépuscule donne une autre image du lac. Les compagnies locales proposent des tours commentés de quelques dizaines de minutes, qui longent les villages et les montagnes. De l’eau, on mesure mieux la taille de ce lac, réputé pour la clarté de son eau, et on comprend pourquoi les gens de la région y tiennent tant.
Pour ceux qui préfèrent rester à terre, les quais de la vieille ville offrent un spectacle suffisant : les familles qui se promènent, les enfants qui nourrissent les canards, les musiciens de rue sous les arcades. On s’installe sur un banc avec une glace et on regarde passer la fin du jour, sans avoir à rien faire d’autre.
Où dormir
Le plus simple est de dormir dans la vieille ville ou autour du lac, côté Albigny, où l’on est à proximité de l’eau et des commerces. Quelques hébergements se trouvent aussi à quelques minutes de la gare, pratiques pour le train du retour. Les villages de la rive, comme Veyrier ou Talloires, séduisent par leur calme mais demandent un transport. Je ne cite aucun établissement : les disponibilités varient beaucoup selon la saison.
Le retour
Le train du dimanche rejoint Paris en fin de soirée. À bord, le lac s’éloigne, remplacé par les plaines de l’Ain et de Bourgogne, puis par la nuit. C’est un retour calme, avec des vélos fatigués dans la mémoire plutôt que dans les jambes, et l’envie de revenir en hiver pour voir tout cela enneigé.
À savoir avant de partir
- Réserver le train tôt, les week-ends de vacances se remplissent vite.
- Louer un vélo à l’avance en haute saison, les stocks sont limités.
- La météo de montagne change vite : prévoir un vêtement chaud, même en été.
- L’eau du lac est froide, même au cœur de l’été : s’y baigner prudemment.
- Les bateaux et bus saisonniers ont des horaires réduits hors saison.
- Horaires et durées à vérifier avant le départ.



