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À Paris-Montparnasse, le panneau annonce la voie une dizaine de minutes avant le départ, et la foule des samedis matin se rue vers le quai avec ses valises et ses sacs de courses. Dans le train, on retrouve son siège, on sort un livre qu’on n’ouvrira peut-être pas, et la banlieue défile. Puis, très vite, c’est la campagne beauceronne, les silos, les champs à l’infini. Un peu plus de deux heures plus tard, selon le train et la correspondance, on descend à Amboise, et la Loire apparaît au bout de la rue, large et tranquille.
Comment y aller depuis Paris
Il y a deux manières de procéder. La première consiste à prendre un train depuis Paris-Montparnasse jusqu’à Saint-Pierre-des-Corps, gare de Tours, en environ 1 h 15, puis un TER local jusqu’à Amboise, une vingtaine de minutes de plus. Au total, on compte environ 2 h, correspondance comprise. La seconde, plus directe quand elle existe, passe par un train régional depuis Paris-Austerlitz vers Blois puis Amboise, mais elle prend plus de temps, souvent autour de 2 h 30.
En voiture, il faut compter environ 2 h 30 par l’autoroute de l’Ouest puis la route de la Loire. Sur place, on n’en a de toute façon pas besoin pour visiter Amboise elle-même : le château, la ville et les rives se parcourent à pied. Le train convient donc très bien, et il laisse l’esprit libre à l’arrivée.
| Départ | Durée | Mode |
|---|---|---|
| Paris-Montparnasse | environ 2 h | train + TER |
| Paris, par l’autoroute | environ 2 h 30 | voiture |
Samedi : le château et la ville basse
Dès la sortie de la gare, la ville se découvre en descendant vers le fleuve. Le château royal d’Amboise domine la Loire de son rocher : de loin, ses tours rondes et son logis aux fenêtres sculptées ont un air de décor, et de près la visite confirme son importance. François Ier y a grandi, la Renaissance italienne s’y est installée, et la chapelle Saint-Hubert abrite, dit-on, la tombe de Léonard de Vinci.
Léonard est justement la deuxième raison de venir. Le Clos Lucé, à quelques minutes de marche du château, est la demeure où il a passé ses dernières années. On y trouve des maquettes de ses machines, des jardins, des pièces meublées d’époque. Pour une visite en famille ou à deux, c’est une halte qui donne envie de lire ou de relire quelque chose sur la Renaissance.
Le déjeuner, on le prend sur la place ou dans les rues commerçantes de la ville basse, où une table de terroir propose volontiers des spécialités de Touraine : rillettes, fromages de chèvre, vin de la région, tarte aux pommes. L’après-midi, on marche le long de la Loire, sur les quais, en regardant les bancs de sable affleurer quand le niveau est bas. La rive en face, plus sauvage, se rejoint par le pont.
Le soir, le château est éclairé, et la promenade jusqu’au pied de ses murs donne l’impression de se glisser dans une gravure ancienne. Un dîner sans hâte, un verre de vin blanc de Vouvray ou de Montlouis, puis l’on rentre, la tête pleine de pierre et de lumière.
Dimanche : les environs à vélo ou en balade
Le dimanche matin se prête au vélo. Une piste cyclable longe la Loire, la Loire à Vélo, et il est facile de louer un vélo en ville. En quelques kilomètres, on rejoint des villages de bord de fleuve, des maisons troglodytes creusées dans le tuffeau, des vignes qui descendent vers l’eau. La route est plate, adaptée à tout niveau, et les arrêts sont nombreux.
Pour ceux qui préfèrent la marche, la pagode de Chanteloup, dans la forêt voisine, est une curiosité : une tour chinoise du dix-huitième siècle plantée au milieu d’un parc, vestige d’un château disparu. Une promenade douce, avec en fin de parcours un point de vue sur le domaine.
Le marché d’Amboise, certains jours de la semaine, se tient sur les quais : on y croise des producteurs de fromage, des maraîchers et des vendeurs de pain. Y passer en fin de matinée permet de remplir un panier de pique-nique pour le déjeuner sur la berge.
Où dormir à Amboise
La ville est petite et le centre, autour de la rue Nationale et du château, concentre la plupart des hébergements. Un hôtel de charme ou une chambre d’hôtes dans une maison de tuffeau offre le meilleur compromis : on est à pied de tout, avec un petit-déjeuner de produits locaux. Les adresses en périphérie, côté vignes, apportent du calme et de la verdure, mais obligent à prévoir un taxi ou un vélo pour dîner.
Le retour
Pour le retour, on refait le chemin à l’envers : TER jusqu’à Saint-Pierre-des-Corps, puis train vers Paris. Les trains du dimanche soir se remplissent : mieux vaut prendre le début d’après-midi ou un horaire un peu plus tard que la pointe, et réserver à l’avance. Dans le wagon, on garde sur les doigts l’odeur du fleuve, et dans la tête la forme d’un clocher qui s’éloigne.
À savoir avant de partir
- Vérifier les horaires de correspondance à Saint-Pierre-des-Corps, qui varient selon les jours.
- Se renseigner sur les jours de fermeture du château et du Clos Lucé.
- Louer un vélo à l’avance en saison, les stocks partent vite.
- Emporter un chapeau ou un coupe-vent : on est souvent au bord de l’eau.
- Prévoir des chaussures confortables pour les pavés et la montée vers le château.
- Réserver le dîner du samedi soir dans une ville aussi petite.
Rappel utile : horaires et durées à vérifier avant le départ, d’autant que les correspondances et les travaux modifient régulièrement les trajets.



