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La gare Saint-Charles, à Marseille, est un escalier monumental qui descend vers la ville, mais c’est vers l’autre côté qu’on se dirige ce samedi-là : le quai du TER pour Arles. Le train quitte la cité phocéenne, traverse des quartiers industriels, longe l’étang de Berre, puis s’enfonce dans la plaine de la Crau. Les pierres sèches, les cyprès, la lumière dure : la Provence change de visage. Après environ 1 h 15 à 1 h 30, les arènes d’Arles surgissent au-dessus des toits.
Comment y aller depuis Marseille
Le TER direct entre Marseille Saint-Charles et Arles est la solution la plus simple : le trajet dure environ 1 h 15 à 1 h 30 selon les trains, et les départs sont fréquents dans la journée. On peut acheter le billet sur place, ce qui laisse de la souplesse, même si en été il vaut mieux réserver à l’avance. La gare d’Arles est à environ dix minutes à pied du centre ancien, le long du boulevard qui mène aux arènes.
En voiture, il faut compter environ 1 h par l’autoroute, mais le stationnement dans le centre d’Arles est limité. On choisit alors un parking en bordure de ville, et on poursuit à pied. Sur un week-end d’été, le train est nettement plus reposant que la route.
| Départ | Durée | Mode |
|---|---|---|
| Marseille Saint-Charles | environ 1 h 15 à 1 h 30 | TER |
| Marseille, par l’autoroute | environ 1 h | voiture |
Samedi : Rome, Van Gogh et le Rhône
Arles est une ville de couches superposées. Les arènes romaines, construites au premier siècle, accueillent encore des spectacles et des corridas à la provençale ; on peut les visiter et monter sur les gradins pour dominer les toits de tuiles rondes. Le théâtre antique, tout proche, a gardé deux colonnes debout, et la lumière du matin y est particulièrement belle.
Plus loin, le long du Rhône, les thermes de Constantin et le musée départemental Arles antique complètent l’immersion dans l’Antiquité. Les quais du fleuve, en fin de matinée, servent de salon à ciel ouvert : joggeurs, pêcheurs, familles à pied.
Le déjeuner se prend sur une placette ombragée, place du Forum ou dans les ruelles de la Roquette, avec les saveurs qu’on attend ici : tapenade, taureau de Camargue, riz de Camargue, olives, fromage de chèvre. L’après-midi, on suit les traces de Vincent van Gogh. Il a vécu à Arles en 1888 et 1889, et il y a peint certains de ses tableaux les plus célèbres. La Fondation Vincent van Gogh Arles présente des œuvres d’artistes contemporains en dialogue avec lui, et l’espace Van Gogh, ancien hôpital où il a été soigné, abrite un jardin à la manière de ses tableaux.
La fin de journée se passe aux Alyscamps, une allée de sarcophages romains bordée de platanes, un lieu étrange et calme, où le temps semble ralentir. On y marche presque en silence.
Dimanche : la Camargue ou le marché
Le samedi matin est le grand jour du marché d’Arles, long de plusieurs centaines de mètres sur le boulevard des Lices : fruits, légumes, fromages, épices, vêtements, lavande, savon. Si l’on peut partir un vendredi soir ou arriver tôt le samedi, c’est le meilleur moment. Le mercredi est aussi jour de marché, plus modeste.
Le dimanche, on peut s’échapper vers la Camargue, qui commence aux portes d’Arles. Sans voiture, il faut passer par un car régional ou une excursion organisée vers les Saintes-Maries-de-la-Mer, village de bord de mer où se tient chaque année un pèlerinage gitan. En voiture ou à vélo, on rejoint des marais salants, des étangs où nichent des flamants roses, des chemins plats bordés de roseaux. Le parc naturel régional de Camargue propose des sentiers balisés et des points d’observation.
Pour qui ne souhaite pas bouger, la ville suffit largement : un tour au musée Réattu, au bord du Rhône, des galeries de photographie dans le centre, car Arles est aussi une ville de photographes, avec ses Rencontres internationales en été.
Où dormir à Arles
La vieille ville, entre les arènes et la place de la République, regorge de petites maisons transformées en chambres d’hôtes, avec cours et patios ombragés. On y dort au calme dès que les terrasses se vident. Les hôtels du boulevard des Lices ou de la place du Forum offrent plus de confort classique mais un peu plus de bruit. Le quartier de la Roquette, au bord du Rhône, est plus populaire et plus tranquille, avec une vraie vie de quartier.
Le retour
Le retour vers Marseille se prend en fin d’après-midi : la lumière devient dorée, les marais passent à l’orange, et dans le train on a la sensation d’avoir vu un pays entier en deux jours. Saint-Charles revient trop vite, bruyante, vivante. On s’y glisse en emportant un sachet de lavande et un peu de silence.
À savoir avant de partir
- Prévoir un chapeau et de l’eau, surtout en été : la chaleur en ville peut être forte.
- Se renseigner sur les horaires et jours de fermeture des arènes et des musées.
- Pour le grand marché du samedi, arriver avant midi.
- Réserver à l’avance si l’on veut une excursion en Camargue.
- Emporter de bonnes chaussures pour les pavés du centre ancien.
- Vérifier les dates des Rencontres de la photographie si l’on veut les éviter ou les suivre.
Rappel utile : horaires et durées à vérifier avant le départ, ils changent selon la saison et les travaux.



