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Le train pour Nice quitte Lyon tôt, un samedi, et traverse un sud qui se révèle par étapes : la Drôme, la Provence, puis les premières pierres claires de l’arrière-pays. Après Marseille, la ligne s’approche de la côte, et la mer apparaît entre deux tunnels, bleue et pleine de reflets. Les voyageurs se lèvent pour regarder, puis se rassoient. Il reste une heure et demie avant l’arrivée, et c’est la plus belle du trajet.
Comment y aller
Entre Lyon et Nice, le train met environ 4 h 30 à 5 h selon la liaison choisie et les éventuelles correspondances à Marseille ou à Avignon. C’est long, mais la ligne offre un paysage changeant. Un départ le samedi matin permet d’arriver pour le déjeuner, et un retour le dimanche en fin d’après-midi laisse le temps de profiter de la côte.
La gare de Nice-Ville est à quelque distance de la mer, que l’on rejoint en tramway ou à pied. Le tramway dessert très bien le centre, le Vieux-Nice et la place Masséna, et l’on peut s’en servir pour tous les déplacements. Pas besoin de voiture dans la ville.
Samedi : le Vieux-Nice et la colline du Château
On commence par le Vieux-Nice, un labyrinthe de ruelles aux façades ocre, rouge et jaune, où le linge sèche aux fenêtres. Le cours Saleya accueille un marché de fleurs et de produits locaux, très animé le matin. On y goûte une part de socca, galette de pois chiches chaude, que l’on mange debout sur le pavé.
Après un déjeuner dans une rue du Vieux-Nice, on monte à la colline du Château. Il n’y a plus de château, mais un parc agréable avec une cascade, une terrasse et une vue sur la baie des Anges, la plus belle de la ville. On y monte à pied par un escalier ou par un ascenseur selon les périodes. La descente, vers le port, permet de rejoindre les quais où les bateaux de pêche et de plaisance se côtoient.
En fin d’après-midi, on s’installe sur la Promenade des Anglais, ce long front de mer bordé de palmiers, et l’on regarde la plage de galets et l’eau claire. Le soir, on dîne dans une rue de la vieille ville, avec des plats de la cuisine niçoise : pissaladière, farcis, daube, tourte aux blettes.
Dimanche : Cimiez ou la côte voisine
Le dimanche, deux options. La première, culturelle : la colline de Cimiez, au nord de la ville, abrite le musée Matisse, installé dans une villa du XVIIe siècle, ainsi que des vestiges romains et un monastère aux jardins de roses. On y respire un calme étonnant, à deux pas de l’agitation de la côte.
La seconde option consiste à prendre le train régional vers l’est, en direction de Villefranche-sur-Mer ou Beaulieu-sur-Mer. En quelques minutes, on arrive dans une baie plus tranquille, bordée de maisons pastel, avec une plage de galets abritée. Villefranche, avec sa rade profonde, convient bien à une marche lente et à un déjeuner de poisson. Un sentier côtier longe la mer de village en village, et l’on peut le parcourir sur une portion seulement.
Plus haut, Èze, village perché, se mérite par un sentier raide ou par un bus. La vue sur la mer depuis ses jardins exotiques justifie l’effort. Il faut en revanche prévoir du temps de retour si l’on monte à pied.
Une ville de lumière, pas seulement de plage
On associe Nice aux plages et à la Promenade, mais ce qui reste d’un week-end, c’est souvent la lumière. Elle est différente le matin, quand elle accroche les façades du cours Saleya, et le soir, quand elle dore la baie. Peintres et photographes viennent ici depuis longtemps pour cette raison. Quelques heures sans objectif précis suffisent pour la comprendre : une terrasse, un café, un banc face à la mer.
Pour qui cherche une pause, le port offre un autre visage, plus calme. Les bateaux s’y alignent, les pêcheurs réparent leurs filets, et des restaurants de poisson occupent le quai. C’est un bon endroit pour déjeuner le dimanche, avant de reprendre le train, sans la foule de la Promenade.
Où dormir
Le Vieux-Nice est pratique et vivant, mais bruyant le soir. Le quartier du Port, plus calme, convient bien à ceux qui préfèrent un peu de tranquillité. Autour de la gare, le départ du dimanche est facilité, avec la gare à portée de main. Je ne cite aucun établissement : les disponibilités varient beaucoup selon la saison, et il vaut mieux vérifier les avis récents.
Le retour
Le train du dimanche soir remonte vers Lyon par la côte puis par la vallée du Rhône. La nuit tombe sur la Provence, et l’on regarde défiler les lumières de petites gares. On garde dans la poche un galet ramassé sur la plage, ou une carte postale achetée trop vite, et l’on se dit qu’un long week-end n’aurait pas été de trop.
À savoir avant de partir
- Réserver le train très tôt pour les week-ends d’été et de vacances.
- Prévoir de bonnes chaussures pour la colline du Château et le sentier côtier.
- Les plages sont de galets : des sandales de bain sont utiles.
- Se renseigner sur les horaires du musée Matisse, fermé certains jours.
- Le tramway permet de tout faire sans voiture.
- Horaires et durées à vérifier avant le départ.



