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Depuis Lyon Part-Dieu, le train pour Dijon file vers le nord par la vallée de la Saône. Le matin, la brume reste accrochée aux prairies, des vaches s’y dessinent à demi, et l’on voit défiler des villages aux toits de tuiles brunes. Après environ 2 h de trajet, l’arrivée se fait en gare de Dijon-Ville, à dix minutes à pied du centre. On y descend sans effort, et la ville se laisse découvrir d’un pas régulier.
Comment y aller depuis Lyon
Le train est le moyen le plus pratique : un service direct ou avec une courte correspondance, environ 2 h selon les horaires et le type de train, au départ de Lyon Part-Dieu ou de Lyon Perrache. Les billets se prennent à l’avance, les prix varient et il vaut mieux comparer. À l’arrivée, la gare est proche du centre : on traverse la place Darcy, et on est déjà dans la ville historique.
En voiture, il faut compter environ 2 h par l’autoroute A6, avec un risque de bouchon au départ de Lyon le vendredi soir. Pour une ville aussi compacte que Dijon, avec un secteur piéton étendu et un stationnement payant, l’auto n’apporte pas grand-chose de plus qu’une visite à pied.
| Départ | Durée | Mode |
|---|---|---|
| Lyon Part-Dieu | environ 2 h | train |
| Lyon, par l’autoroute | environ 2 h | voiture |
Samedi : le centre historique à pied
Le plus agréable à Dijon, c’est de suivre la chouette. Un parcours balisé au sol par de petites flèches en bronze relie les principaux lieux : l’église Notre-Dame, la chouette sculptée sur l’un de ses murs, que l’on touche de la main gauche pour faire un vœu, la cathédrale Saint-Bénigne, les maisons à pans de bois de la rue de la Chouette. Le parcours dure environ deux heures en marchant lentement, et fait comprendre la structure de la ville sans carte.
Le Palais des ducs de Bourgogne, sur la place de la Libération, abrite le musée des Beaux-Arts, l’un des plus anciens de France : on y découvre les tombeaux des ducs, les salles gothiques, les collections de peinture. La tour Philippe le Bon, accessible par un escalier de plusieurs centaines de marches, offre un point de vue étendu sur les toits vernissés, ces tuiles en motifs colorés qui sont la signature de la région.
Le déjeuner appartient aux halles. Le marché couvert, construit à la fin du dix-neuvième siècle dans un style qui rappelle Eiffel, abrite poissonniers, fromagers, bouchers et traiteurs. On y mange sur le pouce, ou l’on prépare ce qu’on mangera plus tard. Pour le soir, une table de bistrot propose souvent de la cuisine bourguignonne : œufs en meurette, jambon persillé, bœuf bourguignon. On y boit un verre de vin du coin, un bourgogne aligoté ou un pinot noir, sans cérémonie.
La nuit tombée, les rues piétonnes sont animées et pourtant calmes. On marche encore un peu autour de la place François-Rude, on regarde les terrasses, puis on rentre.
Dimanche : la Côte, ou le canal
Le dimanche, deux options. La première consiste à s’échapper vers la Route des Grands Crus, qui commence aux portes de Dijon et relie des villages viticoles aux noms célèbres : Gevrey-Chambertin, Vougeot, Nuits-Saint-Georges. Sans voiture, on peut y aller en train régional jusqu’à Gevrey ou Nuits-Saint-Georges, puis marcher ou louer un vélo, pour une matinée au milieu des vignes. Les dégustations se font souvent sur réservation, et il vaut mieux se renseigner d’avance.
La seconde option reste en ville : le jardin Darcy, le parc de la Colombière, le lac Kir à l’ouest, avec ses berges où l’on peut marcher ou s’asseoir. Le musée de la Vie bourguignonne et le musée archéologique ajoutent une dimension locale, plus modeste, mais attachante. Une matinée de musée, une heure de jardin, un déjeuner tardif : on referme le week-end sans avoir couru.
Où dormir à Dijon
La ville est petite, et presque tous les quartiers sont proches du centre. Un hôtel dans le secteur piéton, entre la place Darcy et le Palais des ducs, rend la visite très facile, à condition d’accepter un peu de bruit le samedi soir. Les chambres d’hôtes installées dans des maisons anciennes, vers la rue Vannerie ou près de la cathédrale, ont plus de caractère et souvent un petit-déjeuner de produits locaux. Le quartier de la gare, enfin, convient pour une arrivée tardive ou un départ matinal.
Le retour
Le train du dimanche soir est souvent bien rempli : on évite les derniers horaires et on prend de la marge, d’autant que les retards sont possibles. À la fenêtre, la Saône reparaît, plus grise qu’à l’aller, et la nuit ferme peu à peu le paysage. En arrivant à Lyon, il reste une odeur de moutarde dans le sac, un petit pot acheté aux halles, et l’envie de revenir un jour au printemps.
À savoir avant de partir
- Télécharger ou récupérer le plan du parcours de la chouette à l’office de tourisme.
- Vérifier les jours de fermeture du musée des Beaux-Arts et des halles.
- Réserver les dégustations de la Route des Grands Crus à l’avance.
- Prévoir des chaussures de marche pour les pavés et les escaliers de la tour.
- Si l’on veut des vins à rapporter, prévoir un sac solide ou un emballage adapté.
- Réserver le restaurant du samedi soir, surtout hors saison creuse.
Rappel utile : horaires et durées à vérifier avant le départ, ils peuvent évoluer selon la période et l’état du réseau ferroviaire.



