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Le train quitte Lyon Part-Dieu dans une lumière blanche, un peu plate, celle des matins de plaine. Les premières heures sont faites de zones industrielles, de rivières qu’on devine, puis le paysage se plisse. À mesure qu’on avance vers l’est, les collines montent, les nuages s’accrochent, et le dernier quart d’heure se passe le nez à la vitre : quelque chose de grand apparaît au loin, des montagnes qui découpent le ciel. Annecy est à environ 2 h de Lyon en train, et l’arrivée a quelque chose d’une récompense.
Comment y aller depuis Lyon
Depuis Lyon, le plus simple est de prendre un train régional ou un train à plus longue distance, avec un trajet qui dure environ 2 h selon les services et le nombre d’arrêts. La liaison passe par Chambéry ou Aix-les-Bains et demande parfois une correspondance : on regarde les horaires, on garde de la marge. La gare d’Annecy est à quelques minutes de marche du vieux centre et du lac.
La voiture est une alternative : environ 1 h 45 à 2 h par l’autoroute, avec une circulation parfois dense le vendredi soir et le samedi matin, surtout en été et pendant les vacances de ski. Sur place, le stationnement coûte cher et se remplit vite. Le train évite ce casse-tête, et on se déplace ensuite à pied ou à vélo.
| Départ | Durée | Mode |
|---|---|---|
| Lyon Part-Dieu | environ 2 h | train |
| Lyon, par l’autoroute | environ 1 h 45 | voiture |
Samedi : la vieille ville et le lac
On arrive, on marche, et le canal du Thiou ouvre la danse. La vieille ville d’Annecy est sillonnée de canaux et de ruelles : le Palais de l’Île, ancienne prison posée en bateau de pierre au milieu de l’eau, est l’un de ces lieux qu’on croit connaître avant même de les avoir vus. Les arcades de la rue Sainte-Claire abritent des boutiques, des cafés, des étals de fromage de Savoie.
Le déjeuner est l’occasion de goûter ce qui fait la région : tartiflette ou croziflette en hiver, féra du lac en été, un morceau de reblochon ou de tomme, un verre de vin de Savoie. L’après-midi, on s’offre le lac. Les rives sont aménagées pour la promenade : on suit le quai jusqu’au Pâquier, grande pelouse face à l’eau, puis on rejoint le parc de l’Impérial et les jardins de l’Europe. Le lac d’Annecy est connu pour la clarté de son eau, et on comprend vite pourquoi tant de gens s’y baignent dès que le soleil s’y prête.
En fin de journée, la montée vers le château d’Annecy, au-dessus de la vieille ville, offre une vue d’ensemble sur les toits, les canaux et le lac. Un bon moment pour comprendre l’échelle de l’endroit, et choisir un coin où dîner.
Dimanche : tour du lac ou montagne douce
Le dimanche, on prend de la hauteur ou de la distance. Pour un tour doux, une piste cyclable longe le lac sur plusieurs dizaines de kilomètres : on peut en faire une partie, jusqu’à Sévrier ou Saint-Jorioz, en louant un vélo en ville. La piste est large et plate, bordée d’arbres, avec des accès à la baignade en été.
Une autre option consiste à monter sur le Semnoz, la montagne qui domine la ville, par la route ou les sentiers selon la saison. En hiver, le plateau se transforme en petit domaine de ski nordique ; en été, il devient un lieu de randonnée avec des vues larges sur le lac et les Alpes. On peut aussi prendre un bateau de croisière sur le lac, pour voir les villages du bord de l’eau, comme Talloires ou Duingt, sans conduire.
Le marché d’Annecy, plusieurs matinées par semaine dans la vieille ville, est l’occasion de remplir un sac de fromages et de charcuterie pour le trajet du retour.
Où dormir à Annecy
Pour une nuit, la vieille ville est le choix évident : un petit hôtel ou une chambre d’hôtes entre les canaux permet de tout faire à pied, avec le charme des façades colorées. Elle est aussi la plus chère et la plus animée en été. Le quartier de la gare propose des solutions plus simples et un accès direct au train. Pour le calme, on peut regarder du côté de Sévrier ou de Annecy-le-Vieux, mieux vaut alors compter une courte liaison en bus ou à vélo pour rejoindre le centre.
Le retour
Le retour vers Lyon se fait dans les mêmes conditions que l’aller : un train de fin d’après-midi est préférable à celui de la dernière heure, souvent plein. On quitte le lac sur une dernière image, celle des montagnes qui s’estompent dans la brume, puis la plaine reprend ses droits. Lyon revient par ses faubourgs, et on remarque que l’air a changé, plus chaud, plus lourd, moins clair. Le week-end a duré deux jours ; il laisse quelque chose de plus long.
À savoir avant de partir
- Réserver son hébergement tôt en été et pendant les vacances scolaires.
- Prévoir une veste, même en juillet : le soir au bord du lac peut fraîchir.
- Louer son vélo à l’avance pour le week-end si le temps s’annonce beau.
- Vérifier la correspondance éventuelle à Chambéry ou à Aix-les-Bains.
- Se renseigner sur les jours des marchés de la vieille ville.
- Emporter un maillot de bain et une serviette si la baignade tente.
Rappel utile : horaires et durées à vérifier avant le départ, ils varient selon la saison et les travaux sur la ligne.



