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Départ le vendredi soir

Metz le vendredi soir : un week-end de pierre jaune depuis Paris

Par Thomas Painter 14 février 2026 5 min de lecture Trajet : environ 1 h 30 depuis Paris
Metz le vendredi soir : un week-end de pierre jaune depuis Paris

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Gare de l’Est, vendredi, 18 h 20. Sous la verrière, les trains pour l’Allemagne, l’Alsace et la Lorraine s’alignent comme des wagons de livres anciens. Mon billet indique Metz. Environ une heure et demie de TGV, c’est assez peu pour que le bureau paraisse déjà lointain en arrivant.

Le trajet : Paris vers Metz, environ 1 h 30

Depuis Paris Gare de l’Est, le TGV Est file à travers la Champagne, puis les plaines de Lorraine. La durée avoisine une heure et demie, parfois un peu plus selon le train. Le trajet est direct pour la plupart des départs. À l’arrivée, la gare de Metz, imposante, de style néoroman, est à quelques minutes à pied du centre. Elle est elle-même un monument : tour de pierre, grande salle, plafonds travaillés.

  • Départ : Paris Gare de l’Est, vendredi en fin de journée
  • Durée : environ 1 h 30 en TGV
  • Arrivée : gare de Metz, centre à pied

Le vendredi soir : la pierre jaune

La première chose qu’on remarque à Metz, c’est la couleur. La pierre de Jaumont, dorée, donne à la ville cette teinte de beurre fondu qui s’accentue la nuit. De la gare, on descend vers la place de la Comédie, avec son théâtre et son île sur la Moselle, puis vers la cathédrale Saint-Étienne, énorme, dont la silhouette domine le quartier.

On dîne dans la vieille ville, autour de la place Saint-Louis, avec ses arcades de style médiéval, ou dans les petites rues du centre. Pour un premier soir, on ne cherche pas davantage : une table, un plat lorrain, un verre de vin blanc d’Alsace ou de Moselle. La nuit tombe vite en octobre, et la ville s’endort tôt.

Où dormir : centre ancien ou quartier de la gare

Le centre ancien, autour de la cathédrale et de la place Saint-Louis, est idéal pour tout faire à pied. Le quartier impérial, près de la gare, offre une architecture allemande du début du XXe siècle, avec de larges avenues, et des hébergements plus simples. Un troisième choix, le secteur du Pontiffroy, côté Moselle, a une atmosphère plus tranquille. Pour une arrivée en soirée, la proximité de la gare compte : on y gagne dix minutes précieuses.

Samedi : vitraux et art contemporain

Le samedi matin, la cathédrale Saint-Étienne mérite qu’on lui consacre du temps. Elle est célèbre pour ses vitraux, dont plusieurs sont l’œuvre de Marc Chagall. La lumière du matin y est particulièrement belle, et l’on s’assoit un moment sur un banc, la tête en arrière. Les horaires de visite sont à vérifier à l’avance.

Ensuite, on passe au marché couvert, installé dans une ancienne halle accolée à la cathédrale, où l’on peut prendre un café et acheter de quoi pique-niquer : quiches, fromages, pâtisseries lorraines. L’après-midi, le Centre Pompidou-Metz, bâtiment au toit de toile blanche, présente des expositions temporaires d’art moderne et contemporain. On y reste deux ou trois heures, selon l’exposition.

Le soir, on revient dans le centre : les bords de la Moselle, le Temple neuf posé sur son île, les ponts. On dîne dans un restaurant discret, sans hâte, et l’on traverse la ville une dernière fois, de nuit.

Dimanche : de la porte des Allemands au plan d’eau

Pour finir, on se dirige vers la porte des Allemands, vestige des remparts médiévaux, qui évoque un petit château fort au bord de la Seille. On marche ensuite le long de la rivière, puis jusqu’au plan d’eau, où l’on croise des coureurs, des familles et quelques pêcheurs. La promenade est plate, simple, et permet de rejoindre le jardin Jean-Marie Pelt, parc à l’ambiance paisible.

Le déjeuner du dimanche se prend dans le centre, sans réservation compliquée, mais mieux vaut vérifier que le restaurant choisi est ouvert ce jour-là. À Metz, comme ailleurs en province, tout ne tourne pas à plein régime le dimanche.

Le retour : le train de fin d’après-midi

Le train du retour part en général vers 17 h ou 18 h. Le soleil bas projette sur la plaine de grandes ombres de peupliers. On arrive Gare de l’Est vers 20 h, et la ville a gardé la même fébrilité, mais on y entre avec la sérénité de la pierre jaune. Il y a des week-ends qui rafraîchissent plus que d’autres.

Un mot sur le rythme

Metz ne se presse pas, et c’est ce qui rend ce week-end reposant. La ville est assez petite pour qu’on y marche partout, assez riche pour qu’on n’y manque de rien. Le vendredi soir sert à la regarder dans la nuit, le samedi à entrer dans ses lieux, le dimanche à longer l’eau. Je n’ai jamais eu l’impression de devoir faire des choix douloureux. Entre un vitrail de Chagall le matin et une exposition l’après-midi, il reste du temps pour s’asseoir, regarder les gens, prendre un café sans surveiller l’heure. C’est un luxe discret, qu’on rapporte à Paris avec soi.

À savoir avant de partir

  • Vérifier les horaires et la durée du train avant le départ, qui varient selon les jours.
  • Réserver ses places à l’avance pour le TGV du vendredi soir.
  • Se renseigner sur les horaires de la cathédrale et du Centre Pompidou-Metz.
  • Prévoir une veste : les soirées lorraines sont fraîches dès l’automne.
  • Vérifier les jours d’ouverture des restaurants, certains ferment le dimanche et le lundi.
  • Emporter des chaussures confortables, la ville se visite à pied.

Les durées sont données à titre indicatif : horaires et durées à vérifier avant le départ.

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