Cet article peut contenir des liens affiliés. Si vous réservez un billet ou une chambre via ces liens, Deux Jours Ailleurs peut toucher une petite commission, sans frais supplémentaires pour vous. Comment ça marche.
Gare de Lyon, hall 1, un vendredi à 18 h 15. Les panneaux affichent les destinations en cascade : Marseille, Lausanne, Dijon. Je tire mon sac de cabine jusqu’au quai, avec un sandwich acheté à la hâte et le sentiment agréable de quitter Paris au moment où tout le monde y rentre. Le train pour Dijon met environ une heure et demie.
Le trajet : Paris vers Dijon, environ 1 h 40
Depuis Paris Gare de Lyon, la ligne à grande vitesse file vers le sud-est, puis le paysage change vite. Les banlieues cèdent la place à des champs de Bourgogne, des clochers carrés, des collines basses qui prennent la couleur du cuivre en octobre. Selon le train choisi, la durée tourne autour d’une heure quarante, parfois un peu moins, parfois davantage. Un TER plus lent existe, avec des horaires et des arrêts différents.
La gare de Dijon-Ville est à quinze ou vingt minutes à pied du centre historique, ce qui convient parfaitement à un vendredi soir. On marche, on respire, et le sac, léger, ne pèse plus rien.
- Départ : Paris Gare de Lyon, vendredi en fin de journée
- Durée : environ 1 h 40 en train à grande vitesse
- Arrivée : Dijon-Ville, centre à pied
Le vendredi soir : une ville qui se parcourt à pied
Dijon est une ville qui se traverse sans effort. De la gare, une avenue large et plate conduit vers la place Darcy, puis vers la rue de la Liberté, rue piétonne bordée de façades classées. Dès 20 h 30, les terrasses sont encore pleines, et les rues gardent cette lumière de réverbère qui adoucit la pierre claire.
Pour un premier soir, on cherche juste à entrer dans la ville. On marche vers la place de la Libération, en demi-cercle devant le palais des ducs, et l’on s’arrête un moment sur le pavé. Après deux heures de train, c’est une façon de rattraper la ville.
Où dormir : le centre ancien, côté rue de la Liberté
Pour une arrivée en soirée, le centre historique est le meilleur choix. Il rassemble l’essentiel : palais des ducs, Notre-Dame, halles, restaurants. Les petites maisons d’hôtes et les chambres chez l’habitant y sont nombreuses, souvent dans des immeubles anciens avec escalier de pierre. Le quartier de la gare reste une solution simple si l’on veut dormir tôt et se lever sans ordre du jour. Dans les deux cas, je préviens l’accueil de l’heure d’arrivée dans la journée.
Samedi : marché, chouette et palais
Le samedi matin, direction les Halles, ce grand marché couvert à la charpente métallique, qui fonctionne selon un rythme précis : les stands s’activent dès l’ouverture, et la matinée est le bon moment pour s’y rendre. On y trouve des fromages, du pain d’épices, des légumes de saison, et l’on prend un café au comptoir, debout, comme les habitués.
Ensuite, on suit le parcours de la chouette, un itinéraire balisé par des clous de cuivre au sol, qui traverse la ville en passant par ses monuments principaux. La chouette elle-même est sculptée sur le mur de l’église Notre-Dame, et la tradition veut qu’on la touche de la main gauche. Je l’ai fait, une fois, sans rien en attendre, pour le plaisir du geste.
L’après-midi est consacré au palais des ducs et des États de Bourgogne, qui abrite le musée des Beaux-Arts. L’entrée dans la cour d’honneur donne la mesure de ce qu’a été le duché. On y passe une à deux heures, sans courir. Puis le jardin Darcy, la place du Théâtre, un verre en terrasse. Le soir, la moutarde et les vins locaux sont à l’honneur : on dîne dans une rue du centre, sans réservation compliquée.
Dimanche : la ville plus lente
Le dimanche, Dijon ralentit. Les rues sont plus calmes, les boutiques ouvrent tard ou restent fermées, et la ville retrouve son visage de bourgade. On part sans objectif, avec un café, puis une marche vers le quartier des Antiquaires ou vers le parc de la Colombière, grand espace arboré où l’on peut marcher une heure sans croiser grand monde.
Pour un dernier détour, un marché ou une brocante, selon le calendrier, peut occuper la fin de matinée. Il vaut la peine de vérifier avant de partir. Puis un déjeuner tranquille, avec un plat bourguignon sans prétention, et la ville se referme doucement sur son dimanche.
Le retour : fin d’après-midi, bien avant la nuit
Le retour se fait vers 17 h ou 18 h, ce qui permet d’être à Paris avant 20 h 30. Le train est plein, mais pas bruyant : on lit, on regarde les champs, on repense aux deux jours. À l’arrivée, Gare de Lyon est aussi animée que le vendredi, mais on ne regarde plus la foule de la même manière.
Un mot sur le rythme
Dijon est une ville qui n’exige rien. Elle ne s’impose pas par un monument unique, mais par une somme de petites choses : une cour de palais, une ruelle aux toits vernissés, une boutique de moutarde, un marché. Le vendredi soir sert à entrer dans ce rythme, le samedi à marcher, le dimanche à ralentir. Je n’ai jamais éprouvé le besoin de courir pour rentabiliser le billet. La ville se découvre mieux quand on accepte de se tromper de rue, de s’arrêter devant une vitrine, de revenir sur ses pas. Deux jours suffisent, et c’est précisément pour cela qu’ils paraissent pleins.
À savoir avant de partir
- Vérifier les horaires et la durée du train avant le départ, qui varient selon les jours et les offres.
- Prévoir une veste : les soirées de Bourgogne sont fraîches dès septembre.
- Se renseigner sur les horaires d’ouverture des Halles et du palais, qui changent selon la saison.
- Prévenir l’hébergement si l’arrivée dépasse 21 h.
- Garder une paire de chaussures plates : le parcours de la chouette se fait à pied sur du pavé.
- Le dimanche, certains commerces sont fermés : mieux vaut anticiper le déjeuner.
Les durées indiquées sont approximatives : horaires et durées à vérifier avant le départ.



