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Départ le vendredi soir

Bordeaux en deux jours : le train du vendredi soir depuis Paris

Par Thomas Painter 9 septembre 2026 5 min de lecture Trajet : environ 2 h depuis Paris
Bordeaux en deux jours : le train du vendredi soir depuis Paris

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Montparnasse, vendredi, 18 h 05. La grande halle résonne de roulettes de valises et d’annonces en boucle. Le quai du TGV Atlantique est encore désert, puis tout d’un coup le train est là, long et bas, et l’on s’engouffre. Bordeaux est à environ deux heures de Paris. À 20 h 10, on y sera déjà, sans avoir touché ni voiture ni périphérique.

Le trajet : Paris vers Bordeaux, environ 2 h 05

Depuis Paris Montparnasse, le TGV file vers l’ouest et le sud-ouest, traverse la Beauce, puis les vignes commencent à marquer le paysage. La durée annoncée tourne autour de deux heures, parfois un peu plus selon les trains. Le voyage est direct et sans changement pour la plupart des départs du vendredi. À l’arrivée, la gare Saint-Jean est à dix minutes en tramway du centre, ou à une trentaine de minutes à pied.

  • Départ : Paris Montparnasse, vendredi en fin d’après-midi
  • Durée : environ 2 h en TGV direct
  • Arrivée : Bordeaux Saint-Jean, tram ou marche jusqu’au centre

Le vendredi soir : la Garonne en lumière

Au sortir de la gare, un tramway traverse le quartier Saint-Jean, puis dessert le centre. On descend vers la place de la Bourse et le miroir d’eau, à 21 h, quand la fontaine est éclairée et que les façades du XVIIIe siècle prennent une teinte miel. Le fleuve est large, tranquille, bordé d’un quai promenade où l’on croise des joggeurs, des familles, des couples en fin de semaine.

Ce premier soir, on se contente de marcher. Le long de la Garonne, on fait un aller-retour vers le pont de Pierre, puis on s’arrête dans un bar à vin, car la ville s’y prête. Pour quelqu’un qui vient de Paris, l’air plus doux et la lenteur des gens sont déjà un dépaysement.

Où dormir : Saint-Pierre, Chartrons ou Saint-Michel

Trois quartiers donnent un bon point de chute. Saint-Pierre, au cœur de la ville ancienne, rassemble ruelles, restaurants et bars : idéal si l’on veut tout faire à pied, mais plus animé en soirée. Les Chartrons, ancien quartier des négociants en vin, sont plus calmes, avec leurs antiquaires et leurs cafés de quartier. Saint-Michel, autour de la flèche, a une atmosphère plus populaire et vivante, avec ses brocantes et son marché. Pour une arrivée tardive, Saint-Pierre est le plus simple : la rue Sainte-Catherine et le tram sont proches.

Samedi : marché, musées et quais

Le samedi matin, on part vers le marché des Capucins, ventre de la ville, où les halles abritent poissonniers, fromagers et petits comptoirs qui servent des huîtres dès l’ouverture. On y déjeune tôt, debout, comme beaucoup de Bordelais. Les stands sont variés, et l’on y comprend vite pourquoi la cuisine locale est prise au sérieux.

L’après-midi, selon l’humeur, la ville offre plusieurs options. La cathédrale Saint-André et la tour Pey-Berland, que l’on peut monter pour dominer les toits. La Cité du Vin, bâtiment contemporain en bord de fleuve, qui propose une introduction au monde viticole. Ou simplement une promenade le long des quais rive gauche, puis un passage par la rive droite, où le parc des Berges donne un autre regard sur la ville. Il vaut mieux vérifier les horaires d’ouverture de chaque lieu avant de s’y rendre.

Le soir, on mange dans le quartier Saint-Pierre ou aux Chartrons, sans grande réservation si l’on évite les créneaux de 20 h pile.

Dimanche : brocante et Darwin

Le dimanche matin, la brocante autour de Saint-Michel, quand elle a lieu, est un bon prétexte pour déambuler : vieux livres, vaisselle, cartes postales. On y flâne sans rien acheter. Un café en terrasse sur la place, puis direction la rive droite et l’espace Darwin, ancienne caserne devenue lieu de culture, de skate, de restaurants et de marché bio le dimanche. L’endroit a l’air d’un chantier qui aurait trouvé sa forme.

Le déjeuner se prend là, dans une ambiance détendue, avec beaucoup de familles. Puis une dernière marche sur les quais, face à la ville, pour garder en tête la silhouette de la rive.

Le retour : dimanche en fin d’après-midi

Le train du retour part en général en fin d’après-midi. Les wagons sont bondés, et il vaut mieux réserver sa place. La nuit tombe dans la Beauce, et Paris réapparaît vers 20 h 30 ou 21 h. On sort de Montparnasse avec le sentiment d’avoir fait un détour bien plus long que ce que dit l’horaire.

Un mot sur le rythme

Deux heures de train, c’est peu et c’est beaucoup. Peu, parce qu’on dîne à Bordeaux le soir même du départ. Beaucoup, parce que le voyage coupe vraiment le fil de la semaine. J’ai pris l’habitude de ne rien réserver le vendredi, hormis la chambre : une marche le long de la Garonne et un verre suffisent. Le samedi, la ville se découvre à pied, par quartiers, en suivant les rues plutôt qu’une liste. Le dimanche, on laisse les musées de côté pour les marchés et les berges. Cette alternance entre un rythme actif et un rythme lent donne au week-end une vraie forme, et elle évite l’épuisement que l’on ramène parfois de villes plus grandes.

À savoir avant de partir

  • Vérifier les horaires et durées du TGV avant le départ ; les trains du vendredi soir sont souvent complets.
  • Réserver le billet à l’avance pour éviter les écarts importants.
  • Se renseigner sur les horaires d’ouverture du marché des Capucins et de la Cité du Vin.
  • Prévoir une veste imperméable : le temps bordelais change vite.
  • Emporter des chaussures confortables pour les quais et les pavés.
  • Le dimanche, certains commerces ferment : anticiper le déjeuner.

Les durées sont approximatives : horaires et durées à vérifier avant le départ.

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