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Départ le vendredi soir

Un vendredi soir à Annecy en train depuis Lyon, pour dormir près du lac

Par Thomas Painter 1 février 2026 6 min de lecture Trajet : environ 2 h depuis Lyon
Un vendredi soir à Annecy en train depuis Lyon, pour dormir près du lac

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Part-Dieu, un vendredi à 18 h 40. Le hall se vide de ses costumes, les sacs de sport remplacent les mallettes, et le quai s’allonge sous une lumière d’automne qui n’en finit pas. J’ai pris l’habitude de partir comme ça, directement après le travail, sans repasser par l’appartement. Le sac est prêt depuis le matin, glissé sous le bureau. Direction Annecy, environ deux heures de train depuis Lyon.

Le trajet : Lyon vers Annecy, environ 2 h

Depuis Lyon Part-Dieu, la liaison se fait en train, avec ou sans changement selon l’heure. Les durées annoncées tournent autour de deux heures, parfois un peu plus en soirée quand le train marque davantage d’arrêts. Le trajet remonte vers Ambérieu, longe l’Ain, puis bifurque vers Aix-les-Bains avant d’atteindre la Haute-Savoie. À cette heure, la fenêtre devient un miroir, et les premières lueurs de montagne n’apparaissent que sous forme de silhouettes noires sur un ciel bleu nuit.

Je choisis toujours un siège côté couloir pour pouvoir sortir vite. Dans le wagon, on entend des conversations de fin de semaine, des projets de randonnée, un enfant qui réclame son goûter. Rien ne presse : la gare d’Annecy est à dix minutes à pied du lac, et c’est ce qui fait la différence entre un week-end réussi et une soirée perdue en transports.

  • Départ : Lyon Part-Dieu, en fin de journée
  • Durée : environ 2 h, avec ou sans correspondance
  • Arrivée : gare d’Annecy, à quelques minutes à pied du centre

Le vendredi soir : arriver tard sans rien perdre

On descend du train vers 21 h, parfois un peu plus tard. L’air est plus frais qu’à Lyon, avec cette odeur d’eau et de pierre mouillée propre aux villes de lac. Le chemin jusqu’à la vieille ville traverse un quartier calme, puis débouche sur le canal du Thiou, dont les quais sont éclairés presque jusqu’à minuit.

Ce soir-là, je ne cherche rien de spectaculaire. On dépose le sac, on marche vingt minutes le long de l’eau, et l’on s’assoit dans un bar qui sert encore à manger. Le but d’un départ du vendredi soir n’est pas de tout voir, mais de s’endormir déjà ailleurs. Le lendemain, le réveil se fait avec le bruit des volets et le froid sec du matin.

Où dormir : un hébergement près de la gare ou de la vieille ville

Pour une arrivée tardive, deux types de quartiers fonctionnent bien. Le premier est le secteur de la gare et de la rue Vaugelas : pratique, quasiment tout est accessible à pied, et la réception reste ouverte plus tard. Le second est la vieille ville elle-même, autour des ruelles du Thiou : plus de charme, mais des escaliers, des pavés, et des horaires d’accueil à confirmer avant de monter dans le train.

Je prévois toujours un message à l’hébergeur dans l’après-midi pour indiquer l’heure d’arrivée. C’est le seul réflexe qui évite de rester devant une porte close à 22 h. Une chambre simple suffit : on y passe une nuit et un peu de matin.

Samedi : le lac avant la foule

Le samedi matin commence tôt, et c’est la clé. Vers 7 h 30, les rives du lac sont presque vides, avec quelques coureurs et des cygnes qui n’ont pas encore compris que la journée avait commencé. On marche jusqu’au Pâquier, grande pelouse qui borde l’eau, puis on suit les quais jusqu’aux jardins de l’Europe. La montagne apparaît enfin, avec ses crêtes qui accrochent les premiers rayons.

Vers 10 h, on revient en ville pour le marché, qui occupe le centre le samedi et sent le fromage de montagne, le pain aux noix et les herbes. On y fait ses provisions pour un pique-nique : reblochon, tomme, quelques fruits, une miche. C’est le moment le plus simple de la journée, et sans doute le meilleur.

L’après-midi se partage selon l’énergie. Une option douce consiste à longer le lac à pied ou à vélo, sur l’aménagement cyclable qui en fait le tour ; on peut en parcourir un tronçon seulement, jusqu’à Sevrier ou un peu au-delà, puis rentrer. Une option plus calme se limite à la vieille ville : le Palais de l’Île, le château, les petites rues qui montent. Le soir, on reste dans les ruelles : une assiette de spécialités savoyardes, un verre, et de la lumière sur l’eau.

Dimanche : hauteur ou lenteur

Le dimanche offre deux façons de faire. Pour la hauteur, on prend un bus ou une voiture de covoiturage vers le Semnoz, qui domine la ville et ouvre sur la chaîne des Alpes ; la montée demande de vérifier le moyen de transport avant de partir. Pour la lenteur, on garde le lac : un café face à l’eau, une promenade vers le port, un déjeuner sans regarder l’heure.

Personnellement, je préfère terminer par la lenteur. Après deux jours de marche, le dimanche appartient à la table et au banc. On fait traîner le déjeuner, on regarde les bateaux, et l’on retarde le moment de se diriger vers la gare.

Le retour : dimanche en fin d’après-midi

Le train du retour se prend en général en fin d’après-midi, vers 17 h ou 18 h. Les wagons sont pleins, les sacs de randonnée s’empilent, et tout le monde a le visage un peu rougi par l’air. La nuit tombe sur l’Ain et Ambérieu, puis les lumières de Lyon reviennent. À 20 h, on pose le sac dans l’entrée avec deux jours d’avance sur la semaine qui commence.

Un mot sur le rythme

Ce week-end tient à peu de choses : un sac léger, un train pris sans courir, et la décision de ne pas remplir les deux jours. La première fois, j’avais voulu tout faire, le lac, le Semnoz, le château, un musée, et j’avais rapporté surtout de la lassitude. Depuis, je garde un seul objectif par demi-journée. Le samedi matin pour l’eau, l’après-midi pour la ville, le dimanche pour ne rien décider. Annecy se prête à cette méthode, parce que tout y est proche et que la beauté du lieu ne demande pas d’effort. Une heure sur un banc face au lac vaut autant qu’une excursion, et elle laisse de l’énergie pour lundi.

À savoir avant de partir

  • Vérifier les horaires et les durées de train avant le départ, surtout le vendredi en fin de journée, quand l’offre varie selon les jours.
  • Prévenir l’hébergeur de l’heure d’arrivée si elle dépasse 21 h.
  • Prévoir une veste chaude : l’air du lac est plus frais que celui de Lyon, même en septembre.
  • Réserver le retour du dimanche à l’avance si possible, les trains en fin d’après-midi se remplissent.
  • Emporter des chaussures confortables pour le pavé de la vieille ville.
  • Le marché du samedi matin se tient dans le centre : confirmer les jours et les heures avant de s’y rendre.

Les durées indiquées ici sont des approximations : horaires et durées à vérifier avant le départ.

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