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Gare du Nord, vendredi, 18 h 30. Le hall est un chaos organisé : trains pour Lille, Bruxelles, Londres, et un petit quai discret pour Amiens. J’ai acheté mon billet le matin même, sans stratégie. Le TER part à l’heure, et à 19 h 50 environ, on a déjà quitté la banlieue pour le plat pays picard.
Le trajet : Paris vers Amiens, environ 1 h 15 à 1 h 30
La liaison se fait en train régional depuis Paris Gare du Nord, avec une durée d’environ une heure et quart à une heure et demie selon le type de train. Les plaines de l’Oise, puis de la Somme, s’étendent derrière la vitre, avec des champs de betteraves, des clochers de brique et des rivières discrètes. La gare d’Amiens, avec sa grande tour moderne dessinée par Auguste Perret, est à dix minutes à pied du centre-ville et de la cathédrale.
- Départ : Paris Gare du Nord, vendredi en fin de journée
- Durée : environ 1 h 15 à 1 h 30 en train régional
- Arrivée : gare d’Amiens, centre à pied
Le vendredi soir : la cathédrale dans la nuit
Depuis la gare, on marche vers le centre en passant devant la tour Perret, puis on débouche, après quelques rues, devant la cathédrale Notre-Dame d’Amiens. La nuit, éclairée, elle est immense, plus vaste que toute autre cathédrale gothique de France par son volume intérieur. On reste là quelques minutes, tête levée, sans parler.
Le dîner se prend dans le quartier Saint-Leu, ancien quartier d’artisans, tout en canaux, en maisons de brique et de colombages. Les terrasses longent l’eau, et même en octobre on y mange sous des chauffages d’appoint. C’est un premier soir calme, de ceux qui conviennent à une arrivée tardive.
Où dormir : Saint-Leu ou près de la cathédrale
Pour une nuit, le quartier Saint-Leu est le plus plaisant : proche des restaurants, avec un côté village au cœur de la ville. Près de la cathédrale, on trouve des hôtels classiques et des chambres d’hôtes dans de belles maisons. Le quartier de la gare reste la solution la plus commode pour une arrivée très tardive. Dans tous les cas, je préviens l’hébergeur de l’heure d’arrivée dans la journée.
Samedi : cathédrale, hortillonnages et Jules Verne
Le samedi matin, on retourne à la cathédrale pour la visiter à la lumière du jour. La nef, haute et claire, a cette sobriété saisissante des grandes églises du Nord. Il est possible de monter dans les tours, selon les jours : à vérifier avant de venir. À l’extérieur, la façade occidentale, sculptée de personnages, vaut le détour : on y passe un bon moment à regarder les détails.
En fin de matinée, on se dirige vers les hortillonnages, ces jardins flottants entre canaux, accessibles en barque à fond plat. L’excursion dure environ une heure et donne un autre visage de la ville, fait d’eau, de saules, de potagers et de silence. Les départs dépendent de la saison et du jour : il vaut mieux se renseigner à l’avance.
L’après-midi, on peut visiter la maison de Jules Verne, où l’écrivain a vécu une grande partie de sa vie, avec ses objets, ses livres et son bureau. Le musée de Picardie est une autre option, solide et bien tenu. Le soir, retour vers Saint-Leu pour une assiette de ficelle picarde, la crêpe gratinée locale, accompagnée d’une bière de la région.
Dimanche : marché et promenade
Le dimanche matin, un marché se tient sur la place Parmentier selon les semaines, côté Saint-Leu. On y passe sans objectif précis, pour les légumes, les fromages, les fleurs. Puis une promenade le long de la Somme, au calme, jusqu’au parc Saint-Pierre. Il y a, à Amiens, une qualité de lenteur qui se transmet vite.
Pour la gourmandise, les macarons d’Amiens, petits biscuits tendres à l’amande, sont une spécialité ancienne : on en emporte un sachet pour la route. Le déjeuner se prend en ville, dans un restaurant du centre, avec une pause longue, avant de rejoindre la gare.
Le retour : une heure et demie vers la capitale
Le train du retour part en général en fin d’après-midi, vers 17 h ou 18 h. Le soleil rase les champs de la Somme, et l’on arrive Gare du Nord vers 19 h 30. La ville est la même, mais dans le sac il reste l’odeur des canaux et un sachet de macarons. C’est une façon de rentrer où rien n’a été précipité.
Un mot sur le rythme
Amiens n’est pas la première ville à laquelle on pense pour un week-end, et c’est son avantage. Elle ne s’accompagne d’aucune file d’attente, d’aucune réservation compliquée, d’aucune pression à tout voir. Le vendredi soir suffit pour comprendre sa mesure : une cathédrale, des canaux, des rues de brique. Le samedi se partage entre l’eau et la pierre, le dimanche entre la marche et la table. J’y reviens volontiers pour cette raison : on sort du train sans se demander ce qu’il faut absolument faire. Le temps qu’on y passe est celui qu’on veut bien lui donner, et il se rend toujours.
À savoir avant de partir
- Vérifier les horaires et la durée du train avant le départ, qui varient selon les jours.
- Se renseigner sur les horaires de la cathédrale, des tours et des hortillonnages.
- Prévoir une veste chaude : la Picardie est souvent fraîche et humide.
- Prévenir l’hébergeur de l’heure d’arrivée si elle dépasse 21 h.
- Emporter des chaussures étanches pour les berges et les quais.
- Vérifier les jours d’ouverture de la maison de Jules Verne et du musée de Picardie.
Les durées sont données à titre indicatif : horaires et durées à vérifier avant le départ.



